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L'église de Simorre 5/5

l’Abbaye bénédictine | Eglise abbatiale Notre Dame | Les Verrières
Les stalles | Les peintures du sacraire



Les peintures du sacraire

Des peintures murales ont été découvertes en 1964 au cours des travaux de restauration de l'ancien sacraire utilisé comme sacristie depuis 1901 ; elles datent du premier quart du XIVème siècle et sont donc postérieures de peu à la construction de cette annexe.

La voûte, qui est croisée d'ogives, montre un semis d'étoiles noires et de fleurettes rouges ; un galon blanc timbré de quadrilobes noirs borde les arcs et la clef de voûte ornée d'une marguerite à pétales jaunes. Les murs sont couverts d'un faux appareil tracé en noir (les pierres portent chacune une fleurette rouge en leur centre) et sur lequel se détachent des panneaux traités comme s'il s'agissait de tapisseries ou de tableaux sur bois. Le programme iconographique a été sans doute dicté par le désir de représenter certains des Saints dont les reliques étaient conservées ici, et par la nécessité de peindre une Crucifixion sur le mur oriental contre lequel était adossé un autel.
Cette Crucifixion se présente comme un triptyque dont la partie centrale, mutilée par l'ouverture d'une fenêtre en 1901, montre le Christ en croix encadré par la Vierge et saint Jean, dans chacun des panneaux latéraux, un ange richement vêtu balance un encensoir de la main droite et tient une navette à encens de l'autre.

Le mur Nord comporte deux scènes historiées disposées de part et d'autre de la fenêtre.
A gauche: la tempête que Dieu envoya pour prolonger la dernière rencontre de Sainte Scholastique et de Saint Benoît dont la mort survint peu après.
Au centre du panneau, Scholastique, tout de noir vêtue et nimbée, est encadrée par deux moines bénédictins ; la violence de la tempête est indiquée par l'inclinaison à angle droit -et en sens inverse- du feuillage des arbres de part et d'autre des personnages.
Sur le panneau opposé, saint Michel foule aux pieds le démon dont il ne subsiste que le mufle, une patte arrière et la queue. Il enfonce dans sa gueule la pointe de la lance surmontée d'une croix qu'il tient dans la main droite ; de l'autre main, il interpose un bouclier marqué d'une croix rouge, entre la créature et lui.

Trois évêques sont représentés en pied sur le mur sud, sous des dais d'architecture inclus dans un panneau rectangulaire. Figés dans la même attitude conventionnelle, ils font un geste de bénédiction de la main droite et tiennent leur crosse de l'autre ; la seule inscription conservée permet d'identifier le personnage central comme étant Saint Sernin.
Ce décor peint, rappelle par certains aspects celui de la chapelle Saint-Antonin du couvent des Jacobins à Toulouse.



.: accès rapide Histoire

1. LACOSTE, Constant. - La légende de Simorre. - Société de Borda, 1932 | 2. SAINT MARTIN, Louis.- Monographie de Simorre - (1939) quelques extraits | 3. Les Armoiries | 4. L’église de Simorre (XIVème siècle) | 5. Les églises rurales | 6. Le Musée Paysan d'Emile
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