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L'église de Simorre 2/5

l’Abbaye bénédictine | Eglise abbatiale Notre Dame | Les Verrières
Les stalles | Les peintures du sacraire



Eglise abbatiale Notre Dame

Un chef d'œuvre de la brique égaré dans l'Astarac de la pierre. Dédiée à Notre Dame, elle fut élevée sur l'emplacement de l'église précédente qui s'étendait peut-être davantage vers l'ouest car des travaux effectués en 1900 mirent au jour des restes de construction dans le prolongement de la nef actuelle.
On pénètre dans l'église par une porte placée au midi et dont les voussures en arc brisé reposent sur des colonnettes à moulures semblables disposées dans les ébrasements ; elles sont encadrées par un bandeau à la base duquel se détachait un visage humain ( il ne reste que celui de l'ouest). Seuls deux des huit chapiteaux recevant les voussures ont conservé leur décor formé pour l'essentiel de deux animaux ailés affrontés ; on reconnaît également un oiseau dont les pattes et la queue sont dévorées par des monstres, un animal ressemblant à un hippocampe mais pourvu de pattes et dont la queue se termine par une tête dévorant les pattes.
D'importants travaux de restauration furent effectués entre 1844 et 1858 sous la direction de Viollet-le-Duc. La toiture, qui portait sur les murs fut abaissée de façon à reposer directement sur les voûtes et un crénelage fut établi autour de l'édifice ; le dernier étage à petites fenêtres du clocher et de la tour lanterne fut écrêté pour réaliser un crénelage ; les contreforts du chevet et du bras du transept furent pourvus d'une échauguette et coiffés d'une pyramide à l'imitation de celles qui existaient déjà sur les contreforts du bras sud du transept. D'après P. Mesplé (1975), ce grand théoricien, qui a fait tant de mal à ce qu'il a souvent prétendu parfaire, a réalisé ici un petit chef d'œuvre.
Sous l'impulsion de l'abbé H. Ramakers (1917-1977) des travaux de restauration et de consolidation ont été entrepris : le chevet et le transept furent débarrassés de leur crépi et la remise en état du sacraire permit la découverte de peintures murales en 1964. Ensuite, le service des Monuments Historiques a fait réparer le crénelage de la tour-lanterne et réviser la toiture.
Le sol est situé trois marches en contrebas par rapport à la place dont le niveau a été exhaussé au cours des siècles par l'accumulation de matériaux divers destinés à l'assainir. L'église est d'une parfaite unité car bâtie en peu de temps, et présente un plan très simple en forme de croix latine de dimensions :
- Longueur totale : 23,80 m
- Longueur du chevet : 8 m
- Longueur du transept : 25,50 m
- Largeur du chevet, de la nef et du transept : 12,10 m

La nef primitive avait été conçue à 4 travées. Des fouilles, exécutées à l'ouest en 1901 révélèrent des soubassements qui ne supportèrent probablement jamais de murailles. Un mur provisoire a du être élevé après l'achèvement de la 2ème travée.
Il est également permis de supposer que la lanterne constitue la base d'un clocher octogonal inachevé, peut-être par crainte de compromettre la solidité du vaisseau non étayé.
C'est vers 1350 que furent édifiés le clocher et la sacristie, obstruant les quatre baies au Nord, mais qui sont bien dans le style de l'église.
Son aspect sévère n'est atténué que par les arcs simulés de ses murs criblés de trous de boulin et par les nombreuses baies fenêtres à lancettes tribolées et roses de grand diamètre qui l'éclairent.

Le matériau utilisé est la brique sauf pour :
- les croisées d'ogive
- quelques chaînages d'angle
- les réseaux des baies
- le cordon qui la ceinture au niveau des impostes
- les voussures et piédroits de la porte du sud qui sont en pierre.

Tous les supports sont constitués de pilastres sur dosserets avec angles chanfreinés ; à la croisée du transept, des trompes soutiennent une coupole nervée que surmonte une tour lanterne octogonale dont chaque pan est percé d'une baie en mitre.
Le décor sculpté est réduit, il se limite aux chapiteaux des fenêtres, aux clefs de voûte, aux pilastres de la croisée de la nef et du transept où figurent les symboles des évangélistes :
- Taureau de Saint Luc au nord-ouest
- Aigle de Saint Jean au nord-est
- Homme de Saint Matthieu au sud-ouest
- Lion de Saint-Marc au sud-est.

En 1442, la nef qui ne comportait que deux travées reçut une travée supplémentaire un peu plus courte pour laquelle on employa la pierre qui venait de l'abbaye « fille » de Sarrancolin, rompant ainsi assez fâcheusement l'harmonie générale de l'édifice.

Au début du XVIème siècle, on rebâtit la chapelle de Sainte Dode (la 1ère construite en 1356 avait disparue) mais on la fit au midi précédée d'un vestibule en l'honneur de Notre Dame qui cachait la belle porte du XIIIème siècle et la galerie crénelée qui la surmonte.
En 1901, la chapelle Sainte Dode et son vestibule disparurent, ce qui dégagea dans toute sa beauté la porte du midi.

.: accès rapide Histoire

1. LACOSTE, Constant. - La légende de Simorre. - Société de Borda, 1932 | 2. SAINT MARTIN, Louis.- Monographie de Simorre - (1939) quelques extraits | 3. Les Armoiries | 4. L’église de Simorre (XIVème siècle) | 5. Les églises rurales | 6. Le Musée Paysan d'Emile
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